Monsieur le Président,
C´est un grand plaisir pour moi de vous faire savoir quelle estime nous avons pour l´oeuvre de pionnier accomplie par le Professeur Terence Tunberg à l´Université de Lexington.
Il apparaît de plus en plus clairement qu´il faut remédier à deux problèmes majeurs auxquels se heurte l´enseignement du latin ; le premier est la diminution des heures de cours qui lui sont attribuées, le second un enseignement vieillot et le plus souvent ennuyeux.
Le congrès de Montella en Italie en 1998, où des enseignants universitaires venus du monde entier, y compris de Corée et de Nouvelle Zélande, ont fait le bilan de leurs expériences pédagogiques, a bien montré à quel point des méthodes d´enseignement vivantes, exigeant de la part du maître une connaissance active du latin, avaient une efficacité bien supérieure aux méthodes en usage au vingtième siècle. Le Professeur Tunberg y a fait une communication remarquée, basée sur l´expérience qu´il avait déjà acquise dans ce domaine.
Je ne cache pas non plus mon admiration pour le système d´enseignement américain, où une beaucoup plus grande liberté est laissée aux enseignants dans le choix des méthodes. Une réglementation tatillonne, alourdie souvent par des préjugés politiques, limite bien davantage en Europe les initiatives que les enseignants souhaiteraient prendre.
J´ai moi-même participé à plusieurs séminaires (Conventicula) organisés par le Professeur Tunberg et j´ai pu me rendre compte de leur efficacité, sans parler de l´enthousiasme qu´ils suscitaient chez la plupart des participants.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l´expression de mes sentiments très distingués.
Docteur Guy Licoppe, Président de la Fondation Melissa
Created on ... March 26, 2001